15/01/2026
CESSONS DE FINANCER DES CAMPAGNES POUR DENIGRER LE VIN ! 💪
L'édito de Denis Saverot dans le numéro de février 2025 de La R***e du vin de France :
« Lors de son passage à Matignon, Michel Barnier a évoqué la nécessité d’une simplification administrative et d’une débureaucratisation. Le Premier ministre plaidait pour la suppression des comités inutiles, la réduction et la fusion des agences d’État, la limitation du millefeuille administratif. Le Savoyard a quitté Matignon, remplacé par François Bayrou, mais les idées qu’il portait font leur chemin. La dette accumulée et le poids des dépenses publiques dans le PIB (57 % en 2023) imposent des mesures d’économies.
Par quoi commencer ? La RVF a des propositions : récupérer les milliards d’argent public consacrés depuis des années au dénigrement du vin dans notre pays.
Prenez Addictions France, le nouveau nom de l’Anpaa, dont l’une des activités favorites consiste à poursuivre les médias coupables de présenter le vin sous un jour trop favorable. À l’heure où chacun fait des efforts, Addictions France dispose d’une enveloppe annuelle globale de 119 millions d’euros (2022). Avec des postes par centaines et des salaires de nababs. En 2021, les trois plus hauts cadres dirigeants salariés de cette “association” qui assimile le vin à une drogue se sont partagé une rémunération de 255 357 euros d’argent public.
Addictions France, Mildeca, INCa, OFDT, Fédération française d’addictologie, Société française d’alcoologie… Elles sont là, les économies. Au fil des années, à côté du ministère de la Santé, à côté de Santé Publique France, à côté des hôpitaux en cruel sous-effectif s’est enkysté un millefeuille d’agences, d’offices, d’instituts, de fédérations qui, en toute endogamie, sans jamais prendre la peine de discuter avec des vignerons ou des restaurateurs, au nom de la lutte contre l’alcoolisme, consacrent une large partie de leur temps à taper sur le vin, sa culture, les hommes et les femmes qui le produisent. Et ceux qui le boivent.
Fin 2023, Santé Publique France s’est offert une campagne télévisée. Le message ? Expliquer aux Français, ces irresponsables, qu’il ne faut plus trinquer un verre de vin à la main en disant joyeusement « Santé ! ». Le slogan fera date : « Ce n’est pas un peu absurde de se souhaiter “Bonne santé” avec de l’alcool ? ».
Stop ! On marche sur la tête.
Dans ce numéro, le vigneron bordelais Nicolas Thienpont, mettant ses pas dans ceux de générations d’amateurs, d’amoureux de la vie, de grands artistes, d’écrivains, célèbre la beauté et la culture du vin. Il chante ce vin « bon pour le corps, bon pour l’esprit, l’âme, la convivialité, l’environnement, la nature ». Et pendant ce temps, Santé Publique France dépense des millions pour expliquer aux Français qu’il faut arrêter de trinquer en disant « Santé ! ».
Au nom de notre histoire, de nos paysages, du simple plaisir de vivre, desserrons l’étau. D’une certaine manière, les agriculteurs montrent la voie. Assommés de charges et d’obligations, les exploitants se révoltent en ce moment contre les visites des agents de l’Office français de la biodiversité. L’OFB ? Cette énième couche du millefeuille a été imaginée en 2019. 650 millions d’euros de budget par an, la bagatelle de 3 000 agents, dont 1 700 “policiers de l’environnement armés”. Que font-ils ? Ils sont, entre autres, chargés de descendre dans les fermes à la recherche d’éventuels manquements à “la protection de la biodiversité”. Depuis quelques mois, ils sont reçus à coups de fourches.
Voici venu le moment.
Que le vignoble, les vignerons, les cavistes, restaurateurs, sommeliers, la communauté des connaisseurs se mobilisent pour dire assez ! Alors que le climat économique se dégrade, cessons de financer des campagnes visant à faire croire que le vin est cancérigène dès le premier verre. Démantelons les organismes publics qui placent le vin dans le même sac que le tabac et les substances illicites, cannabis, cocaïne ou crack. Des substances illicites dont la consommation, à l’inverse du vin, ne cesse d’augmenter. »
Et **k
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