Société d’Émulation du Bourbonnais

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Société d’Émulation du Bourbonnais Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Société d’Émulation du Bourbonnais, 93, Rue de Paris, Moulins.

Lundi 2 novembre 2026 – Souvigny – Eglise prieurale – 25 ans après sa redécouverte, le tombeau des saints abbés de Cluny...
25/10/2026

Lundi 2 novembre 2026 – Souvigny – Eglise prieurale – 25 ans après sa redécouverte, le tombeau des saints abbés de Cluny livre encore ses secrets

Lundi 2 novembre 2026, à 21 heures, en l’église prieurale de Souvigny, une conférence exceptionnelle d’Arlette Maquet et de Pascale Chevalier reviendra sur l’une des plus importantes découvertes archéologiques réalisées en Bourbonnais au début du XXIe siècle. Organisée par le Grand site clunisien de Souvigny, en partenariat avec la Société d’Émulation du Bourbonnais, cette rencontre marquera le 25e anniversaire de la mise au jour du tombeau de saint Mayeul et de saint Odilon, deux grandes figures de l’histoire de Cluny.

Le 2 novembre 2001 : une découverte archéologique exceptionnelle

Il y a tout juste vingt-cinq ans, le 2 novembre 2001, une fouille archéologique conduite dans l’église prieurale de Souvigny permettait de mettre au jour le tombeau des saints abbés Mayeul et Odilon, respectivement quatrième et cinquième abbés de Cluny.

Cette découverte constituait un événement majeur pour la connaissance de l’histoire religieuse et monumentale du Bourbonnais. Elle permettait de retrouver les vestiges d’un ensemble funéraire intimement lié aux origines du rayonnement spirituel de Souvigny et à son appartenance au puissant réseau monastique clunisien.

Au-delà de son importance archéologique, cette mise au jour venait rappeler la place singulière occupée par Souvigny dans l’histoire de la chrétienté médiévale.

Vingt-cinq ans plus t**d, les recherches et les réflexions suscitées par cette découverte continuent d’enrichir notre compréhension du monument, de son évolution et de sa signification.

C’est pour revenir sur cette aventure archéologique et historique que le Grand Site Clunisien de Souvigny et la Société d’Émulation du Bourbonnais proposent une conférence intitulée « Redécouverte du tombeau des saints abbés de Cluny ».

Mayeul et Odilon : deux figures majeures de l’histoire monastique européenne

Pour comprendre toute l’importance de cette découverte, il convient de rappeler le rôle considérable joué par les deux hommes dont Souvigny conserve la mémoire.

Saint Mayeul (vers 910-994), quatrième abbé de Cluny, dirigea l’abbaye bourguignonne pendant une période essentielle de son développement. Son abbatiat contribua à renforcer l’influence spirituelle, religieuse et institutionnelle de Cluny, appelée à devenir l’un des centres monastiques les plus importants de l’Occident médiéval.

Mort à Souvigny le 11 mai 994, Mayeul y fut inhumé. Sa sépulture devint rapidement un lieu de vénération, attirant de nombreux fidèles.

Son successeur, saint Odilon (vers 962-1049), cinquième abbé de Cluny, poursuivit cette œuvre de rayonnement et de réforme monastique.

À la tête de l’abbaye pendant plus d’un demi-siècle, Odilon exerça une influence considérable sur la vie religieuse de son temps. Son nom demeure notamment associé au développement de la commémoration des fidèles défunts, célébrée le 2 novembre dans la tradition catholique.

Mort à Souvigny le 1er janvier 1049, il fut à son tour inhumé auprès de Mayeul.

La présence des sépultures de ces deux grandes figures clunisiennes allait durablement transformer le destin du prieuré bourbonnais.

Souvigny, un haut lieu de pèlerinage au Moyen Âge

L’inhumation successive de Mayeul et d’Odilon fit de Souvigny un important centre de dévotion et de pèlerinage.

Les fidèles venaient honorer la mémoire des deux abbés, dont la réputation de sainteté s’était largement diffusée dans le monde chrétien.

Cette fréquentation contribua au développement du prieuré et à l’importance prise par son église, dont les dimensions et la richesse architecturale témoignent encore aujourd’hui du prestige de l’établissement.

Étroitement lié à la grande abbaye de Cluny, Souvigny occupait ainsi une place particulière dans le réseau monastique européen.

Son rayonnement dépassait largement les limites du Bourbonnais, faisant du prieuré un lieu de rencontre entre histoire religieuse, vie monastique, dévotion populaire et circulation des pèlerins.

La présence des tombeaux des deux saints abbés constituait l’un des fondements de cette renommée.

Une découverte qui renouvelle la connaissance du monument

La mise au jour du tombeau en 2001 a ouvert de nouvelles perspectives pour les historiens et les archéologues.

L’étude des vestiges permet notamment d’interroger l’organisation de l’espace funéraire, les transformations successives du monument et les pratiques de vénération qui lui étaient associées.

Elle invite également à replacer le tombeau dans l’évolution architecturale de l’église prieurale et dans l’histoire des aménagements réalisés au fil des siècles.

En effet, un monument funéraire de cette importance ne saurait être étudié indépendamment du lieu qui l’abrite.

Son implantation, ses transformations et sa place dans l’espace religieux témoignent des liens étroits entre la mémoire des saints, les pratiques liturgiques et l’évolution du sanctuaire.

La découverte de 2001 ne constitue donc pas seulement la redécouverte matérielle d’un tombeau ancien. Elle représente également une étape essentielle dans la compréhension de l’histoire de Souvigny et de son rôle dans le monde clunisien.

Vingt-cinq ans après, les travaux scientifiques permettent de poursuivre cette réflexion et d’approfondir les connaissances acquises.

Arlette Maquet et Pascale Chevalier : un regard croisé sur vingt-cinq années de recherches

Cette conférence sera animée par Arlette Maquet et Pascale Chevalier, qui reviendront sur les circonstances de la découverte, les investigations archéologiques et les enseignements tirés de l’étude du monument.

Leur intervention permettra de retracer les principales étapes de cette recherche, depuis la mise au jour du tombeau jusqu’aux connaissances actuelles.

Les deux intervenantes aborderont notamment la portée historique et spirituelle de ce monument exceptionnel, étroitement associé à la mémoire de Mayeul et d’Odilon.

La rencontre offrira ainsi au public l’occasion de mieux comprendre les méthodes de l’archéologie et la manière dont l’étude des vestiges matériels contribue à renouveler notre connaissance de l’histoire médiévale.

Elle permettra également de mesurer combien une découverte archéologique peut continuer, plusieurs décennies après sa réalisation, à susciter de nouvelles interrogations.

Un anniversaire particulièrement symbolique

Le choix du 2 novembre 2026, exactement vingt-cinq ans après la découverte du tombeau, revêt une signification toute particulière.

Cette date correspond également, dans la tradition catholique, à la commémoration des fidèles défunts, dont le développement est historiquement associé à saint Odilon.

La conférence réunira ainsi plusieurs dimensions complémentaires : le souvenir d’une découverte archéologique majeure, la mémoire de deux grandes figures monastiques et la permanence d’un héritage spirituel profondément ancré dans l’histoire de Souvigny.

Cet anniversaire constitue également une occasion privilégiée de rappeler l’importance de la recherche historique et archéologique pour la connaissance, la conservation et la valorisation du patrimoine bourbonnais.

La Société d’Émulation du Bourbonnais, partenaire de cette rencontre

En s’associant au Grand Site Clunisien de Souvigny pour l’organisation de cette conférence, la Société d’Émulation du Bourbonnais réaffirme son attachement à l’étude, à la préservation et à la transmission du patrimoine historique et archéologique du département de l’Allier.

Depuis sa fondation, la Société contribue à faire connaître les grandes pages de l’histoire bourbonnaise, ses monuments, ses personnalités et les recherches qui permettent d’en renouveler la compréhension.

Le patrimoine clunisien de Souvigny occupe naturellement une place importante dans cette démarche, tant par son intérêt scientifique que par son rayonnement historique.

Ce partenariat s’inscrit dans une volonté commune de rendre les connaissances historiques accessibles au plus grand nombre et de favoriser les échanges entre chercheurs, passionnés d’histoire et grand public.

Une invitation à redécouvrir l’un des trésors du patrimoine bourbonnais

Vingt-cinq ans après sa mise au jour, le tombeau des saints abbés Mayeul et Odilon demeure l’un des témoignages les plus remarquables de l’histoire médiévale de Souvigny.

À travers son étude, c’est toute une partie de l’histoire religieuse, artistique et culturelle du Bourbonnais qui se révèle, mais également celle d’un réseau monastique dont l’influence s’étendit à une grande partie de l’Europe.

Cette conférence permettra de mesurer l’importance d’une découverte qui a profondément renouvelé notre regard sur l’église prieurale et sur la place de Souvigny dans l’histoire de Cluny.

Un rendez-vous exceptionnel pour tous les passionnés d’histoire, d’archéologie et de patrimoine, au cœur même du monument qui conserve la mémoire de ces deux grandes figures de l’Occident médiéval.

Plus d'infos : https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2026/10/26/lundi-2-novembre-2026-souvigny-eglise-prieurale-25-ans-apres-sa-redecouverte-le-tombeau-des-saints-abbes-de-cluny-livre-encore-ses-secrets/

Tronçais et Civrais : quand les forêts bourbonnaises racontent les deux guerres mondiales-Une conférence d’ Alexandre Be...
21/10/2026

Tronçais et Civrais : quand les forêts bourbonnaises racontent les deux guerres mondiales
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Une conférence d’ Alexandre Bessard à l’ du Paysan Historial du paysan soldat

Les forêts du Bourbonnais ont-elles été de simples témoins des deux guerres mondiales ? Loin des grands champs de bataille, elles ont pourtant joué un rôle essentiel dans l’effort de guerre et connu des événements majeurs de notre histoire nationale.
C’est cette histoire encore méconnue qu’Alexandre Bessard fera revivre samedi 24 octobre 2026, à 15 heures, à l’Historial du Paysan Soldat de Fleuriel, lors d’une conférence intitulée « Les forêts de Tronçais et de Civrais dans les deux guerres », organisée avec le soutien de la Société d’Émulation du Bourbonnais.

Des forêts mobilisées pour la Grande Guerre

Dès 1915, alors que les combats font rage sur le front, les massifs forestiers bourbonnais participent activement à l’effort national. Des militaires y sont détachés pour exploiter le bois indispensable aux armées : piquets de tranchées, rondins, caillebotis, traverses de chemin de fer ou encore bois de chauffage.
À la fin du conflit, les Américains viennent renforcer cette mobilisation. Tronçais et Civrais deviennent ainsi de véritables espaces de production stratégique au service des combattants.

Tronçais au cœur de la Seconde Guerre mondiale

Entre 1939 et 1945, le pays de Tronçais connaît une succession d’événements particulièrement marquants : installation des Chantiers de la jeunesse, développement de la Résistance, combats, épuration et présence d’un camp de prisonniers de guerre allemands.
Autant d’épisodes qui témoignent de la place singulière occupée par ce territoire rural dans les bouleversements de la France en guerre.

La mémoire des arbres et des hommes

Président depuis 2009 de l’association Mémoire de Cérilly et du Pays de Tronçais, Alexandre Bessard s’appuiera sur d’importantes recherches archivistiques, enrichies de nouvelles sources, pour restituer cette histoire militaire, économique et humaine.
À travers ces forêts plusieurs fois centenaires, véritables témoins du temps, cette conférence invitera à redécouvrir trois décennies d’histoire bourbonnaise, de 1914 à 1945, et à transmettre aux nouvelles générations la mémoire des hommes et des événements qui ont marqué ce territoire.

CONFÉRENCE – SUR LES PAS D’UN BOURBONNAIS CHEZ LES OSAGESSamedi 3 octobre 2026 à 15 heures – MoulinsLa Société d’Émulati...
27/09/2026

CONFÉRENCE – SUR LES PAS D’UN BOURBONNAIS CHEZ LES OSAGES

Samedi 3 octobre 2026 à 15 heures – Moulins

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous invite à partir sur les traces d’un Bourbonnais au destin étonnant, parti à la découverte de l’Amérique et des peuples amérindiens au XIXe siècle.

« Voyage aux prairies Osages, Victor Tixier (1839-1840) »

Conférence de Jean-Luc Galland

« Vivant avec les Osages, je voulais vivre comme eux, je voulais être Osage aux Prairies. »

C’est en ces termes que Victor Tixier évoque son séjour auprès du peuple osage dans l’ouvrage qu’il publie en 1842.

Originaire de Saint-Pont, dans l’Allier, ce jeune étudiant en médecine entreprend en 1839 un voyage extraordinaire qui va le conduire de l’autre côté de l’Atlantique et jusqu’aux grandes prairies américaines.

Il ne se contente pas d’observer les Osages à distance : il partage leur existence et cherche à comprendre leur manière de vivre, leur environnement et leur société.

De cette expérience naîtra un témoignage exceptionnel.

Le récit de Victor Tixier constitue en effet l’une des premières et sans doute l’une des plus remarquables descriptions de la vie des Osages dans la première moitié du XIXe siècle.

Mais qui était réellement ce jeune Bourbonnais ?

Pourquoi un étudiant en médecine originaire d’un village de l’Allier décide-t-il, à la fin des années 1830, de partir pour l’Amérique ?

Quel regard porte-t-il sur l’Amérique de 1840, sur les immenses espaces de la Prairie et surtout sur les populations amérindiennes qu’il rencontre ?

Comment décrit-il les Osages auprès desquels il séjourne ?

Et que devient Victor Tixier lorsqu’il regagne finalement le Bourbonnais ?

À travers plusieurs de ses écrits, Jean-Luc Galland nous entraînera sur les pas de Victor Tixier et fera revivre cette aventure humaine singulière, à la rencontre de deux mondes.

La conférence permettra également de découvrir une autre facette, moins connue, du personnage : celle de l’étonnant érudit local que Victor Tixier devint après son retour en Bourbonnais et qu’il demeura jusqu’à la fin de sa vie.

Une conférence à la croisée de l’histoire du Bourbonnais, de l’histoire des voyages, de l’Amérique et des peuples amérindiens au XIXe siècle.

INFORMATIONS PRATIQUES

📅 Samedi 3 octobre 2026

🕒 15 heures

📍 Auditorium de la salle des fêtes de Moulins
Place Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
03000 Moulins

🎙 Conférencier : Jean-Luc Galland

Organisation : Société d’Émulation du Bourbonnais

Nous vous attendons nombreux pour ce nouveau rendez-vous de la Société d’Émulation du Bourbonnais et pour ce passionnant voyage, depuis le Bourbonnais jusqu’aux prairies américaines, sur les traces de Victor Tixier et du peuple osage.

👉 Retrouvez la présentation complète et toutes les informations pratiques sur le site de la Société d’Émulation du Bourbonnais :

https://www.societedemulationdubourbonnais.com/agenda/voyage-aux-prairies-osages-victor-tixier-1839-1840-jean-luc-galland/

  📜 : Premier numéro de votre nouvelle émission d'  📖 sur Radio Bocage 📻 et Studio24tv 📺.📌 Ce premier numéro, en partena...
24/09/2026

📜 : Premier numéro de votre nouvelle émission d' 📖 sur Radio Bocage 📻 et Studio24tv 📺.

📌 Ce premier numéro, en partenariat avec le journal La Montagne Allier 📰, est consacré à celle que l'on surnommait "la grande Dame" : Anne de France, fille de Louis XI, dame de Beaujeu, régente du Royaume de France 👑, duchesse du et d' .

📌 Notre 🎙 Farid Sbay a interviewé Sébastien Joly de la Vernelle président de la Société d’Émulation du Bourbonnais, ainsi que Laure Rioust conservatrice des bibliothèques au département des manuscrits de la BnF 📚.

📌 La BnF - Bibliothèque nationale de France 📚🇫🇷 lance un appel aux dons 💶 pour l’acquisition d'un manuscrit unique d’ ⚜️. Cette œuvre 📖 bourbonnaise classée "Trésor national" : les "Enseignements" et "l'Histoire du siège de Brest" d'Anne de France ⚜️, morte à Chantelle et enterrée à Souvigny. Figure de pouvoir et femme de lettres 📜, elle y affirme une parole féminine rare, destinée à former la jeune héritière des appelée à gouverner. Cet exemplaire personnel, conçu pour , porte la trace d’un lien profond entre une mère et sa fille. Richement enluminé, ce manuscrit 📖 témoigne à la fois d’un héritage familial et d’une ambition éducative. Il incarne une transmission directe d’expérience et de savoir entre femmes ♀️.

📌 Retrouvé 📖 dans une collection privée après avoir été considéré comme perdu par les chercheurs, il peut aujourd'hui rejoindre les collections de la BnF 📚🇫🇷 grâce à votre don 💳⬇️

https://mecenat.bnf.fr/dme/dons.nsf/wDon?ReadForm=

📌 Soutenez l’acquisition de l’unique manuscrit connu des "Enseignements" et de "l’Histoire du siège de Brest", rédigés par Anne de France (1461-1522) pour sa fille Suzanne au début du XVIe siècle. Grâce à votre don, cette voix singulière de la rejoindra les collections nationales si la somme de 500.000€ est obtenue grâce à la générosité des Bourbonnais, des Français et pas que.

📌 Plus d'informations ici 💻⬇️
https://www.bnf.fr/fr/faites-un-don-pour-lacquisition-dun-manuscrit-unique-danne-de-france

📌 La 📺 est disponible ici ⬇️
www.studio24tv.fr/v/bocage-histoire-s1e1

📌 Diffusion sur le 96.5FM 📻 demain vendredi 25 septembre 2026 à : 06h00, 07h00, 08h00, 09h00, 12h00, 13h00, 16h00, 17h00, 18h00 et 19h00.

📌 Vous pouvez retrouver notre 📻 et nos 🎧 grâce à ce lien 💻📱➡️ www.laligue03.org/radio-bocage

📻, radio libre et laïque de la Ligue de l'enseignement Allier depuis 1983.

Bocage Histoire

1900 : Salomon Lwoff et la colonie familiale d’Ainay le Château « Il y a toujours l'inconnu, et l'inconnu est effrayant....
11/09/2026

1900 : Salomon Lwoff et la colonie familiale d’Ainay le Château

« Il y a toujours l'inconnu, et l'inconnu est effrayant. Les gens chez qui je suis ont l'air bons, aimables. L'idée de faire une colonie est noble, mais c'est toujours la même chose, vous avez la liberté de ne pas vous en aller. » Ainsi s’exprime l’un des premiers malades en placement familial à Ainay-le-Château en 1900. Ce témoignage est cité par Salomon Lwoff, dans son rapport au directeur de l’Assistance publique de la Seine.

Initié à Dun-sur-Auron en 1892, le placement familial consiste à héberger un patient souffrant de troubles psychiques au sein d'une famille d'accueil agréée et encadrée par un établissement de santé. Ses promoteurs veulent répondre à des préoccupations humanistes en limitant l’enfermement des malades, mais aussi économiques afin de faire face au surpeuplement des asiles parisiens.

Ainay est depuis 1898 une antenne de la colonie de Dun-sur-Auron, mais devient autonome avec la nomination de Salomon Lwoff, le 1er juin 1900. Si de nos jours, la maison médicale de la commune porte le nom d’André Lwoff, prix Nobel de médecine né à Ainay le Château, c’est bien son père, Salomon, qui par son action a bouleversé le visage de la petite cité.

À son arrivée, il découvre un village touché par une épidémie de typhoïde. À partir du puits contaminé de l’auberge, la fièvre se répand dans le bourg : « La population était littéralement atterrée, et une intervention énergique devenait nécessaire, autant pour essayer d'enrayer la marche de la maladie que pour calmer les esprits de la population. » Lwoff appuie et conseille le maire pour édicter les mesures de prophylaxie. C’est également lui qui va organiser l’accueil des malades mentaux dans les familles et proposer l’installation du siège de la colonie dans les bâtiments désaffectés de l’ancienne porcelainerie. Il se fait aussi l’avocat de ce mode d’accueil des malades. Dès 1900, à son initiative, des médecins d’Écosse, de Finlande et de Moscou viennent étudier l’expérience d’Ainay.

Salomon Lwoff est né en 1859 à Krementchouk, en Ukraine, dont la communauté juive à laquelle appartenait sa famille représentait la moitié de la population. Critique à l’encontre de l’autoritarisme du régime tsariste, il s’expatrie en France où il est reçu au concours d’interne des asiles de la Seine en 1886. Il obtient la nationalité française en 1891, et devient médecin militaire dans la réserve, tout en poursuivant sa carrière de médecin « aliéniste ». Alors que la France est secouée par l’affaire Dreyfus, il est l’objet comme tant d’autres de la vindicte de la presse antisémite tel le journal « l’Antijuif » du 18 décembre 1898 le citant parmi une liste de militaires « ennemis ».

Il vit à Ainay-le-Château avec Maria Yakovlevna Simonovich, avec laquelle il a deux enfants nés dans cette commune, dont le futur prix Nobel.

Le portrait de leur mère, peint par Valentin Serov, est visible au musée d’Orsay à Paris. Un autre, du pinceau du même artiste, intitulé « Jeune fille éclairée par le soleil. » est à la galerie Tretiakov à Moscou. Maria est née à Genève de parents russes. Sa mère, Adelaïde Semyonovna Bergman (1844-1933) est considérée par ses livres, articles et initiatives comme la pionnière de l’éducation préscolaire en Russie.

Maria Lwoff est elle aussi une artiste. Le musée d’Orsay conserve ainsi un relief en bronze qu’elle aurait sculpté en 1911 représentant ses enfants.

La famille Lwoff quitte Ainay le Château en 1904. La colonie familiale compte alors plus de 400 malades accueillis par près de 200 « nourriciers » et des antennes à Valigny, Saint-Bonnet, Isle et Bardais, et Braize.

Salomon Lwoff poursuit sa carrière dans les asiles de l’assistance publique parisienne et prend sa retraite en 1924. Le couple vit alors à Saint-Maur. C’est là que l’histoire russe revient frapper à leur porte en la personne de Trotsky qui se réfugie quelques temps en France en 1933-1934. La compagne de Trotsky, Natalia Ivanovna Sedova aurait été hébergée secrètement chez le couple Lwoff à Saint-Maur.

Salomon Lwoff est décédé à Saint-Maur le 9 août 1939. Dans l’Allier, sa disparition ne donna lieu à aucun écho dans la presse locale. C’est le prix Nobel décerné à son fils en 1965 qui rappela que la famille Lwoff avait vécu et agit à Ainay-le-Château …

Jean-Luc Galland

Images :
- Portrait de Maria Lwoff par Valentin Serov (Musée d’Orsay)
- La famille Lwoff à Ainay (extrait de la plaquette du centenaire du CHS)

Sources :
Archives départementales de l’Allier et de Paris (état civil et recensements)
Contributions du docteur Lwoff aux rapports du directeur de l’assistance publique au préfet de la Seine sur le service des aliénés. Années 1900 à 1904. Procès-verbaux de la commission de surveillance des asiles publics (BNF-Gallica)
Georges Saouter « Mme Trotsky à Saint Maur » Le Vieux Saint Maur 1989
Henry de Laguerenne : Ainay-le-Château en Bourbonnais : Histoire de la ville et de la châtellenie des origines à nos jours

La Société d’Émulation du Bourbonnais distinguée par les États-UnisLa Société d’Émulation du Bourbonnais vient de recevo...
27/08/2026

La Société d’Émulation du Bourbonnais distinguée par les États-Unis

La Société d’Émulation du Bourbonnais vient de recevoir une reconnaissance exceptionnelle : le label officiel « Freedom 250 », décerné par l’Ambassade des États-Unis en France.

Cette distinction s’inscrit dans le cadre des célébrations du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine (1776-2026). Dans un courrier adressé à Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d’Émulation du Bourbonnais, le Service de diplomatie publique de l’Ambassade américaine souligne la qualité des événements organisés et indique souhaiter les intégrer au calendrier des manifestations commémoratives de cette année anniversaire.

Cette reconnaissance est le fruit d’une démarche engagée en amont par Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d’Émulation du Bourbonnais. Soucieux d’inscrire les manifestations bourbonnaises dans le cadre officiel des commémorations américaines, il avait présenté auprès de l’Ambassade des États-Unis en France, représentant le président américain, les différents événements organisés autour du programme « Bourbonnais aux Amériques ».

Cette initiative a permis de faire connaître outre-Atlantique le travail mené pour valoriser l’histoire des Bourbonnais engagés dans l’aventure américaine.

« Cette reconnaissance américaine constitue un grand honneur pour la Société d’Émulation du Bourbonnais. Elle montre que notre histoire bourbonnaise peut trouver un écho international lorsqu’elle met en lumière des personnalités qui ont participé aux grands événements de l’Histoire », explique Sébastien Joly de La Vernelle.

À titre d’exemple, la conférence « Un Bourbonnais engagé pour l’indépendance des États-Unis : le chevalier du Buysson », organisée le 4 juillet dernier, le jour même de la fête nationale américaine, à l’Hôtel d’Orvilliers de Moulins, a permis au public de découvrir le parcours méconnu de Charles-François du Buysson des Aix, officier bourbonnais engagé aux côtés des insurgés américains durant la guerre d’Indépendance.

Animée par François Devoucoux Du Buysson, descendant du chevalier, haut fonctionnaire au ministère des Armées et membre du comité de pilotage du programme « Bourbonnais aux Amériques », la rencontre a retracé l’itinéraire exceptionnel de cet officier qui rejoignit le marquis de Lafayette avant d’être affecté à l’état-major du général George Washington.

« Le chevalier du Buysson n’était pas seulement un militaire. Ses écrits constituent un témoignage précieux sur l’Amérique en construction et sur les idéaux qui animaient les insurgés américains. À travers son parcours, c’est toute une histoire commune entre la France et les États-Unis que nous redécouvrons », rappelle François Devoucoux du Buysson.

Sébastien Joly de La Vernelle ajoute que « le chevalier du Buysson incarne parfaitement ces Bourbonnais qui, au-delà de leur terre natale, ont contribué à écrire l’histoire du monde ».

Avec cette labellisation « Freedom 250 », la Société d’Émulation du Bourbonnais voit ainsi reconnue son action de valorisation du patrimoine et de transmission d’une mémoire partagée entre les deux nations.

Légende photo : Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d'Émulation du Bourbonnais, désormais labellisée « Freedom 250 » par l'Ambassade des États-Unis, et François Devoucoux du Buysson à l'Hôtel d'Orvilliers de Moulins, lors de la conférence consacrée au chevalier du Buysson.

Ministère de la Culture I Région Auvergne-Rhône-Alpes I Département de l’Allier I Ville de Moulins

🏰 Une conférence exceptionnelle au cœur du château de LapalisseLa Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-v...
27/08/2026

🏰 Une conférence exceptionnelle au cœur du château de Lapalisse

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-vous le samedi 5 septembre, à 15h, pour une conférence exceptionnelle délocalisée au château de Lapalisse, en présence du propriétaire et des membres de sa famille.

🎓 « La Maison de Chabannes, ancrage territorial et stratégies familiales à l’aube de la Renaissance (v. 1450-v. 1550) », par Coline Mounin.

Dès la fin du Moyen Âge, la maison de Chabannes connaît une remarquable expansion territoriale, fondée sur les dons, les acquisitions et les alliances matrimoniales. Issue du Limousin, elle s’implante durablement dans le Bourbonnais à partir de 1430 et fait de la seigneurie et du château de La Palice le cœur de son pouvoir lignager.

Cette conférence permettra de mieux comprendre les stratégies familiales, les mécanismes de transmission et l’ancrage territorial qui ont contribué à construire et à consolider l’identité nobiliaire de cette grande maison.

Coline Mounin est diplômée d’une licence d’histoire à l’Université Clermont Auvergne et d’un Master Cultures et Patrimoines de la Renaissance au Centre d’Études supérieures de la Renaissance (CESR) à Tours.

📍 Château de Lapalisse
📅 Samedi 5 septembre
🕒 15h00

⚠️ RÉSERVATION INDISPENSABLE

L’entrée est gratuite, mais le nombre de places est limité.

Pour réserver, merci d’adresser un courriel à

[email protected]

en précisant :

prénom(s), nom(s), numéro de téléphone et adresse électronique des participants.

🌐 Plus d’informations :
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/

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Ministère de la Culture I Région Auvergne-Rhône-Alpes I Département de l’Allier I Chateau de Lapalisse

🏰 Le Château du Parc ouvre ses portes à l'histoire et aux passionnésÀ l'occasion de l'ouverture exceptionnelle du Châtea...
25/07/2026

🏰 Le Château du Parc ouvre ses portes à l'histoire et aux passionnés

À l'occasion de l'ouverture exceptionnelle du Château du Parc de Saint-Gérand-de-Vaux, la Société d’Émulation du Bourbonnais et Défense du Patrimoine Est-Allier ont choisi de mutualiser leurs stands afin de faire découvrir au public leurs actions en faveur de la connaissance, de la préservation et de la transmission du patrimoine bourbonnais.

Nous sommes heureux d'avoir pu échanger avec de nombreux visiteurs dans le cadre remarquable de cette demeure, profondément remaniée au début du XVIIᵉ siècle par la famille de La Guiche. Le château est aujourd'hui l'un des plus beaux ensembles patrimoniaux du Bourbonnais, classé au titre des Monuments historiques, avec ses remarquables décors intérieurs, son parc et ses célèbres jardins.

Notre photographie a été prise devant l'une des monumentales cheminées de la grande salle, chef-d'œuvre de la Renaissance bourbonnaise. Richement sculptée, elle figure parmi les éléments les plus remarquables du décor intérieur du château et témoigne du prestige de ses anciens propriétaires.

Ce lieu est également associé à l'une des plus célèbres histoires du Bourbonnais : l'affaire du "véritable Saint-Géran". Au XVIIᵉ siècle, le jeune héritier Bernard de La Guiche fut enlevé afin de le priver de son héritage. Après de longues années de procédures, il retrouva finalement son identité et ses droits. Cette incroyable affaire judiciaire inspira plus t**d Alexandre Dumas pour son célèbre roman Le Vicomte de Bragelonne, à travers l'épisode du Masque de fer.

Nous adressons nos plus sincères remerciements à M. Igor Montoussé du Lyon, propriétaire du Château du Parc, pour son accueil particulièrement chaleureux et pour son engagement en faveur de la sauvegarde et de l'ouverture au public de ce patrimoine exceptionnel.

Nos remerciements vont également à Jean-Emmanuel Finat, responsable de l'Association des Amis du Château de Saint-Gérand, ainsi qu'à l'ensemble des bénévoles qui œuvrent avec passion pour faire vivre ce lieu chargé d'histoire.

Enfin, un immense merci aux bénévoles de la Société d'Émulation du Bourbonnais et de Défense du Patrimoine Est-Allier, dont l'engagement permet de transmettre chaque jour la mémoire et le patrimoine de notre Bourbonnais.

Parce que le patrimoine ne vit que lorsqu'il est partagé...



Ministère de la Culture Saint Gérand de Vaux Département de l’Allier Région Auvergne-Rhône-Alpes

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93, Rue De Paris
Moulins
03000

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