20/05/2026
Le vin c'est aussi se faire plaisir,
Des moments de convivialités autour d'une même passion.
Il y a maintenant quinze jours, j'ai eu le grand plaisir de participer à une soirée dégustation intimiste entre 7 passionnées, autour d'un repas de haute volée mitonnée par un ami restaurateur de Meaux.
J'ai décidé de partager avec vous, mes commentaires de dégustation de cette très très belle soirée.
Tous les vins sont servis à l'aveugle.
20h30 | Le coup d'envoi & l'apéritif
La session débute avec quelques bouchées apéritives. J'ouvre le bal avec ma bulle :
La robe : Jaune prononcé, bulles fines.
Le nez : Complexe, alliant les fruits mûrs, le maspain et une fine oxydation.
La bouche : Tout aussi complexe. Il y a de la matière, une grosse fraîcheur et une belle salinité.
Les langues se délient, on adore, et tout le monde table logiquement sur un très beau Champagne. Objectif atteint !
Dans la foulée, JC nous propose une autre bulle au profil plus large, concentré, offrant une vinosité et une richesse à souhait, le tout porté par une grande longueur. Un vin qui fait, lui aussi, beaucoup causer. La soirée commence très, très fort.
Alessandra Divella - Dady
Marie Noëlle Ledru Champagne Grand cru
Entrée 1 |
Le premier vin : Une robe jaune paille brillante. Le nez est frais, simple, mais un peu trop discret au goût de l'unanimité. En bouche, en revanche, ça claque ! Ultra tendu, un profil très droit, salin, un vrai "jus de caillou". Si les avis divergent, la Loire domine les pronostics. (Mon coup de cœur personnel, j'aime quand ça claque dans la gorge !)
Le deuxième vin : Une robe jaune orangé, légèrement trouble mais brillante. Au nez, c'est l'explosion : fruits jaunes bien mûrs et une pointe de praliné. La bouche est tout aussi explosive, offrant une texture ultra-ample sans aucune lourdeur. C'est mûr, magnifiquement équilibré, avec un parfum bluffant de tarte tatin.
Les paris sur la provenance sont bien plus partagés, mais ce second flacon fait l'unanimité autour de la table.
Les Terres Blanches de Bernaudeau et Carmeret 18 de chez Lajibe
Entrée 2 | Le duel des blancs
Deuxième entrée, nouvelle battle. Un blanc apporté par Damien, l'autre par Cyril :
Le premier : Robe jaune paille brillante. Le nez est bien typé, avec une "patte" et une autolyse fine et maîtrisée. La bouche est énergique, digeste à souhait. Le job est fait avec brio, et le style ligérien est très vite démasqué. Un Roulier qui m'a bluffé par sa maturité malgré sa jeunesse.
Le deuxième : Robe un peu plus sombre. Le nez révèle un élevage en barrique fin qui trahit quelques années de bouteille. En bouche, c'est rond tout en restant vif, avec une belle persistance. Les avis convergent immédiatement vers la Bourgogne pour cet Aligoté à son apogée.
Roulier 2022 de Richard Leroy
Bourgogne Aligoté de chez Alexandra Couvreur
Le Poisson | La surprise de JC
Le dernier poisson débarque et JC nous surprend en débouchant... une nouvelle bulle ! En plus d'un vin exceptionnel, l'accord se révèle sensationnel.
Visuel : Robe jaune orangé.
Arômes : Nez ultra-complexe, marqué par une fine oxydation.
Profil : Bouche fraîche malgré une matière et un fond énormes. C'est complexe et salin.
Je lui trouve un air de ressemblance avec un Divella, mais en version Maxi Best Of : plus concentré, plus long, plus complexe. Quel vin !
Selosse La Côte Faron
Le Cochon | La battle des rouges (Clément vs Moi-même)
Le cochon arrive sur table. Clément sert son rouge, et je l'accompagne avec le mien :
Verre 1 (Le vin de Clément) : Lumineux, robe rouge cerise éclatant. Le nez est envoûtant (cerise fraîche, pot-pourri, boisé très noble). En bouche, c'est de la dentelle : de la finesse, un grain et une texture suaves. Une prouesse de vinification dotée d'une grosse longueur. Superbe ! Les pronostics s'orientent globalement vers la Côte de Nuits.
Verre 2 (Mon vin) : Robe cerise noire soutenue aux reflets rouge orangé. Le nez est très complexe et mûr, entremêlant fruits rouges cuits, épices douces et boîte à cigares. La bouche se déploie avec volume, puissance et complexité. Pour le coup, les aveugles sont loin de la vérité (et je les comprends !) : les grands noms de la Syrah du Rhône Nord ou du secteur d'Aniane sont évoqués.
Auxey Duresse Coche Dury 2021
Alsace Pinot N Bollenberg Harmonie 2012 de Zusslin
Le Canard | La promesse de Tony
Pour le canard, Tony nous dégoupille un flacon à la robe rouge sombre.
Le nez est ouvert, associant la violette, le cassis, les épices et une pointe de végétal. En bouche, on retrouve immédiatement du volume et de la puissance. La rigidité des tanins certifie que le vin est encore bien trop jeune ; néanmoins, le style et la patte sont là. On ressent un potentiel énorme. Les avis balancent entre le Rhône et l'étranger.
Montepulciano d Abruzzes de Emilio Pépé 2020
La dernière viande | Le choc des titans
Pour la dernière viande, ultime battle de rouges :
Le premier vin (Damien) : Rouge profond, brillant, légers reflets orangés. Le nez est stratosphérique : tout y passe (fruit, fleur, végétal, épice, notes empyreumatiques). En bouche, c'est un festival de douceur et de complexité. Le coup de cœur est immédiat et absolu.
Le deuxième vin : Robe plus sombre. Le nez se montre plus discret, mais très axé sur les épices, le poivre noir et une légère note de sous-bois. La bouche est démonstrative, puissante, complexe et élancée. Il en a encore énormément sous la pé**le, promettant un potentiel de garde phénoménal.
Saumur Champigny les Poyeux Clos Rougeart 12
Hermitage la Chapelle Jaboulet 10
Le Fromage | by Clément
Pour le plateau de fromages, un vin à la robe jaune paille étincelante. Dès le premier nez, je retrouve une aromatique croisée récemment et assez f***e : caramel au beurre salé, pralin et fruits jaunes très mûrs. En bouche, le volume s'allie à la fraîcheur, fidèle aux promesses du nez. La finale est longue et digeste. Nous l'avions tous : un style unique et immédiatement reconnaissable !
Côtes du Jura Savagnin élevage long en chalasse 18 de Labet
Le Dessert | Le bouquet de fin
Pour clore ce festin autour de la rhubarbe, c'est à mon tour de terminer le bal.
Je sers un vin à la robe jaune clair, doté d'une aromatique ultra-significative de son style.
En bouche, l'équilibre entre le sucre et l'acide est tout simplement divin.
Riesling Scharzhofberger Kabinett 21 de RKesselstatt par mes soins
Sacré soirée !
Buvez bon, buvez du vin !