27/12/2025
A la suite d’une publication effectuée d’un article du Progrès le 9 avril 2021, Villefranche/Saône, concernant un acte de violence routière, nous avons été surpris que l’auteur de la photo d’illustration et le journal fassent valoir leurs droits d’auteurs avec pour conséquence la suppression de cette information de notre page.
Nous sommes d’autant plus surpris que notre action, bénévole et sans but lucratif, a pour seul objet la lutte contre la violence routière et l’aide aux victimes dans l’intérêt de tous…et que nous sommes plus à la recherche de soutiens que d’oppositions.
Dès lors, nous vous présentons les faits et commentaires correspondants à cette affaire, fidèle à l’objet de l’association
IVRE, IL PERCUTE UN CYCLISTE PUIS PREND LA FUITE : TROIS ANS DE PRISON
Rédaction et photo d’illustration : Et 6 c’était vous
Le 6 avril 2021, un ambulancier de 21 ans comparaissait devant le tribunal judiciaire, poursuivi pour avoir, le 19 mai 2018, sur une route d’Arnas, causé la mort involontaire d’un cycliste, aggravée par une conduite en état d’ivresse et un délit de fuite.
Tôt ce matin-là, la police avait été alertée par l’employeur de la victime, qui s’étonnait de l’absence de son employé, habituellement venu à vélo à son travail. Rapidement, les forces de l’ordre ont retrouvé le corps inanimé du cycliste dans un fossé de l’avenue de Joux, ainsi qu’une bicyclette accrochée en hauteur à une clôture métallique.
Par ailleurs, une infirmière du service des urgences de l’hôpital de Villefranche a fait le lien entre cet accident et un véhicule gravement endommagé stationné sur le parking de l’établissement. Le véhicule, dont le pare-brise était enfoncé et la roue avant droite dépourvue de pneu, contenait un conducteur profondément endormi, dégageant une forte odeur d’alcool.
Ces éléments ont permis d’identifier rapidement le suspect, qui a été interpellé peu après.
DECES DE LA VICTIME SIX MOIS PLUS T**D A L’HOPITAL
Le cycliste a été transporté à l’hôpital, où il est décédé le 3 novembre 2018 des suites d’une défaillance multiviscérale.
Lors de l’audience, le témoignage de deux vigiles et de l’infirmière, ainsi que le taux élevé d’alcool dans le sang du prévenu (1,12 g/L à 9 heures, puis 1,16 g/L lors de sa garde à vue), n’ont pas permis à l’automobiliste de reconnaître avoir conduit en état d’ivresse. Ce dernier prétendait avoir seulement bu deux gorgées de vodka lors de cette soirée, et qu’en rentrant chez sa mère, après s’être réveillé, qu’il s’était servi un verre.
Son avocate a souligné que les analyses sanguines montraient une augmentation progressive de son taux d’alcoolémie, contestant l’idée d’une consommation ancienne. Concernant l’état de son véhicule, le conducteur a affirmé qu’il pensait avoir heurté un poteau ou un trottoir, et qu’il n’avait pas cherché à fuir.
SON PERMIS DE CONDUIRE LUI A ETE ANNULE
Le mystère entourant sa présence sur le parking de l’hôpital au petit matin n’a pas été éclairci. D’après un témoignage, la procureure a déploré : « Un prévenu indigne, pleurnichant en présence de la famille de la victime, qui doit ressentir une grande déception, car aucune catharsis n’a eu lieu. »
Le tribunal a condamné Vincent D., reconverti depuis dans la profession d’ambulancier, à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. Il a également vu son permis annulé, avec interdiction de le repasser avant six mois, ainsi que l’interdiction de conduire durant cette période. Enfin, il devra verser 1 000 € à l’épouse de la victime.
UNE MERE ET SES QUATRE ENFANTS EN DEUIL
Présente à l’audience, l’épouse de la victime, mère de quatre enfants, a confié à son avocat le récit de leur quotidien et les conséquences de cet accident, dans le cadre d’une procédure civile distincte engagée depuis deux ans.
Trois ans après cette tragédie, la douleur et le désarroi de la famille restent vifs. Lors de leur témoignage, ils ont exprimé, avec dignité, leur peine et leur colère. La CPAM a estimé à près de 859 000 € le coût des soins médicaux, tandis que la compagnie d’assurance du prévenu a versé à titre provisoire une somme de 400 000 €.
Aujourd’hui nous ne manquerons pas de penser au drame d’août 2022 à Lyon où Iris et Warren, 2 adolescents à trottinette avaient été tués par un ambulancier…affaire toujours en cours.
Depuis, l'association observe avec intérêt cette profession qui selon les autorités, un certain nombre d'ambulances a un comportement délétère.
Plus de 4 ans après, la loi sur l’homicide routier proposée par « et 6 c’était vous » et portée par des députés, était adoptée.