29/05/2026
ℹ️ Suite à la publication de Monsieur le Maire souhaitant “rétablir la vérité”, nous comprenons donc que nous serions, selon lui, des menteurs.
Nous sommes commerçants dans cette commune depuis bientôt 7 ans. Avant nous, Sabrina et Anicet ont tenu ce magasin pendant 10 ans. Tous ceux qui connaissent ce bâtiment savent que les problèmes ne datent pas d’aujourd’hui.
Avant même le rachat du commerce, un entretien avait eu lieu avec Madame le Maire de l’époque ainsi que l’actuel premier adjoint, devenu aujourd’hui maire. Il était déjà question des travaux nécessaires sur ce bâtiment et de l’état général de celui-ci.
Oui, des travaux ont été réalisés en 2021 : toiture, faux plafond et chauffage. Mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Ces travaux n’ont pas été entrepris “par confort” ou “par générosité”. Ils ont été réalisés suite à un sinistre important : infiltration d’eau, plafond qui s’effondre dans les rayons, magasin inondé… au point que notre assurance nous a imposé une fermeture du commerce.
Il s’agissait donc d’une obligation en tant que bailleur.
La toiture a été refaite, mais les dessous de toit n’ont jamais été repris. Le faux plafond a été réalisé par les employés communaux, qui ont d’ailleurs fait un travail remarquable malgré les moyens donnés. Nous tenons à le souligner.
Et puisque Monsieur le Maire souhaite aujourd’hui “rétablir la vérité”, nous aimerions rappeler qu’il existe aussi d’autres vérités qu’il oublie bien de mentionner. Nous savons parfaitement que certains bénéficient de traitements de faveur ou d’accords particuliers. Nous entendons également qu’il est dit que certains “font vivre le local”, mais dans le même temps, le chef des services techniques a envoyé pendant presque une année des employés communaux faire les courses à Super U plutôt que dans le commerce du village. Ce sont aussi des réalités qu’il est important de ne pas passer sous silence.
Nous souhaitons également revenir sur les propos tenus dans l’article de Monsieur le Maire concernant le locker. Il y est indiqué qu’un “bonus” nous aurait été attribué pour son installation afin d’accroître notre activité, laissant entendre que cette initiative venait de la commune. C’est totalement faux. La commune a simplement signé une autorisation puisque le terrain lui appartient. L’idée du locker ne vient absolument pas d’eux. De plus, il est affirmé que ce locker se situe sur la voie publique, ce qui est également inexact. Nous disposons d’un bail commercial qui stipule explicitement que le parking avant ainsi que celui situé à l’arrière font partie des lieux loués.
Alors non, nous n’avons jamais nié que la commune ait entrepris des travaux. Mais encore faut-il expliquer pourquoi ils ont été réalisés.
Sans ce sinistre, causé par un bâtiment insuffisamment entretenu pendant des années, rien n’aurait probablement été fait à ce jour.
Nous avons toujours remercié la commune lorsqu’il y avait lieu de le faire. Pendant la pandémie notamment, comme pour toutes les personnes, entreprises, associations ou clients qui nous ont soutenus. Ceux qui nous suivent depuis des années le savent très bien.
Ce que nous dénonçons aujourd’hui, ce n’est pas une aide. C’est un manque de considération.
Pendant les travaux du parking, malgré l’impact évident sur notre activité, personne n’est venu nous demander comment nous allions, si nous avions besoin d’aide ou simplement prendre des nouvelles. Pourtant, notre situation était parfaitement connue.
Et entendre, à la fin des travaux : “Alors, il est beau ton parking ?”, sans mesurer les conséquences que cela a eu pour notre commerce, nous a profondément blessés.
Notre publication initiale était un ras-le-bol. Pas une attaque gratuite. Nous voulions simplement rappeler que nous n’étions pas responsables des décisions prises concernant ce parking, alors même que nous subissions chaque jour les remarques des habitants.
Suite à cela, il nous a été clairement expliqué au téléphone que certains projets concernant le bâtiment pourraient ne plus aboutir parce que nous avions “froissé” certaines personnes par notre publication.
Libre à chacun d’interpréter cela comme il le souhaite. Mais de notre côté, nous avons eu le sentiment qu’on nous reprochait simplement d’avoir exprimé notre souffrance et notre vérité.
Nous ne mélangeons pas tout, et nous savons reconnaître les personnes qui nous ont toujours respectés et soutenus au sein de la commune. Heureusement, elles existent encore.
Concernant le terme “verrue”, il n’a jamais été inventé par nous. Il a été employé lors d’une réunion du 14 avril pour évoquer ce bâtiment et le fait qu’il ne fallait pas “s’embêter avec une charge comme celle-là”. Pourtant, dans certains articles, cela a été présenté comme si nous passions notre temps à dénigrer.
Nous publierons prochainement les photos des différents problèmes rencontrés dans ce bâtiment, afin que chacun puisse constater par lui-même la réalité de la situation.
Mais aujourd’hui, après des semaines d’épuisement, de stress et de nuits sans sommeil, nous avons pris une décision extrêmement difficile.
Nous avons décidé de cesser notre activité à compter de l’été 2027
Cette décision a été prise avec énormément de tristesse, de fatigue et de déception. Même si une solution devait finalement être proposée, la confiance, elle, est aujourd’hui brisée.
Nous ne mettrons pas notre fonds de commerce en vente. Nous procéderons à une cessation d’activité à l’amiable. Nous baisserons simplement le rideau.
Nous avions beaucoup d’estime pour cette commune et pensions pouvoir construire quelque chose de durable ici. Malheureusement, les événements récents et la manière dont nous avons été traités ont eu raison de notre motivation.
Nous ne demandons ni privilège, ni traitement de faveur.
Simplement du respect, de l’honnêteté et de la considération.