20/04/2026
La coccinelle asiatique qui hiverne derrière vos volets en ce moment n'est probablement pas celle que vous croyez.
Harmonia axyridis — la coccinelle asiatique — est arrivée en Europe dans les années 2000, d'abord introduite volontairement comme agent de lutte biologique contre les pucerons, puis naturalisée dans toute la France. Elle est désormais présente dans la quasi-totalité des régions.
Le problème : il existe sept espèces de coccinelles indigènes qui lui ressemblent — et ce sont parmi les meilleures alliées de votre jardin. La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata), la coccinelle à deux points (Adalia bipunctata), la coccinelle à dix points (Adalia decempunctata). La plupart des gens ne font pas la différence — et traitent les groupes hivernants sans distinction.
La clé, c'est le plastron. L'asiatique a un plastron noir avec un motif en M ou W blanc caractéristique sur fond crème-beige. Les indigènes ont un plastron entièrement noir, entièrement blanc, ou à simples points blancs sans motif complexe.
L'invasive compète directement avec les indigènes — elle mange leurs œufs et leurs larves. Elle hiverne en masse dans les habitations en formant des amas de plusieurs centaines d'individus. Elle sécrète un liquide jaune malodorant quand on la dérange.
L'indigène chasse en solitaire. Elle consomme jusqu'à 150 pucerons par jour en saison active. Une larve de coccinelle à sept points mange plus de pucerons que l'adulte — elle est plus voraces et reste sur les colonies plus longtemps.
L'une concurrence vos alliées naturelles. L'autre défend vos rosiers.
Regardez le plastron.