19/04/2026
Aujourd’hui, la colère prend le dessus.
Nous, les petits agriculteurs, on se lève avant le jour.
On se couche quand les autres dorment déjà. On ne compte pas nos heures, on ne compte pas nos efforts.
On le fait par passion, par devoir, pour nourrir les gens, pour faire vivre nos campagnes.
On se bat tous les jours pour s’en sortir.
On encaisse les coups : les crises, les charges, les normes, les prix qui ne suivent pas… mais on tient. Toujours.
Et puis un matin, sans prévenir, sans discussion… l’État vient se servir directement sur nos comptes.
Une saisie administrative. Froide. Brutale. Inhumaine.
Ce n’est pas juste de l’argent qu’on nous enlève.
C’est le fruit de notre travail.
C’est notre survie !
C’est notre dignité.
Comment peut-on continuer à nourrir les autres quand on nous empêche de vivre de notre métier ?
Comment peut-on parler de soutien à l’agriculture quand on écrase ceux qui tiennent encore debout ?
On ne demande pas la charité.
On demande du respect !
On demande de pouvoir vivre de notre travail !
Aujourd’hui, on est en colère.
Mais surtout, on est fatigués de se battre seuls...