08/27/2026
« La planète, elle, ne négocie pas. »
It’s the climate, stupid.
Les images satellites montrent qu’une immense partie d’un glacier s’est détachée à environ 5 200 mètres d’altitude, avant de chuter de plus de 1 200 mètres dans une vallée de l’Himalaya.
L’effondrement a libéré une avalanche de glace, de roche, de boue et de débris qui a déclenché une crue monstrueuse à la frontière du Népal et du Tibet.
Au moins 160 personnes sont mortes.
Des centaines sont toujours portées disparues, dont 24 Canadiens.
L’USGS avait d’abord signalé un séisme de magnitude 4,4. Après analyse, l’agence a corrigé son évaluation : le signal sismique provenait de l’effondrement lui-même.
La cause précise de la rupture du glacier reste donc à déterminer.
Mais le reste ne fait plus débat.
Le réchauffement climatique accélère la fonte, amincit les glaciers de l’Himalaya et fragilise des masses de glace gigantesques.
Il rend ce genre de catastrophe plus probable et plus dévastateur.
Et cet effondrement ne survient pas par pur hasard.
À la fin juillet, près de 900 incendies étaient actifs au Canada et plus de 3,7 millions d’hectares avaient brûlé.
Au même moment, des feux ravageaient aussi les États-Unis, l’Europe et l’Afrique du Nord.
L’Europe occidentale venait de connaître son début d’été le plus chaud jamais mesuré. La chaleur y a causé des milliers de morts.
En Chine et en Asie du Sud, les typhons, les pluies extrêmes et les inondations ont tué des centaines de personnes.
Le feu ici. L’eau ailleurs.
Maintenant, la glace qui s’effondre au sommet du monde.
Les catastrophes changent de nom et de continent. Mais la toile de fond reste la même.
Un climat plus chaud qui assèche la végétation, intensifie les pluies extrêmes et déstabilise les glaciers.
Nos gouvernements peuvent repousser leurs cibles autant qu’ils le veulent au nom de l’économie, diluer leurs engagements, retarder l’action et flatter les climatosceptiques.
La planète, elle, ne négocie pas.
En fait, elle s’en crisse totalement.
Et comme toujours, ce sont les pays les plus fragiles qui paient les premiers et le plus cher.
La crise climatique n’attendra pas sagement jusqu’en 2050.
Elle est déjà en train de nous tomber dessus.
Littéralement.
Sources : Reuters, Associated Press, USGS, ICIMOD, Copernicus et Organisation météorologique mondiale